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Dix raisons qui expliquent le désamour ressenti par les médecins

médecin, de son travail, de son rôle humain.

Un discours centré sur la rémunération ne passe pas. En revanche, un discours centré sur la valeur est mobilisateur. Pour preuve, les patients démontrent qu’ils sont d’accord de payer une valeur qu’ils perçoivent. Il suffit de constater que les innombrables satellites non professionnels, prétendant faire du soin, qu’ils nomment médecine douce, et sans avoir fait aucune étude, se positionnent dans le champ de la santé,  avec des honoraires élevés et non remboursés que les patients règlent sans sourciller.

Tout simplement parce qu’ils savent mettre en avant les valeurs de leur prestation.

Il faudrait que les médecins cultivent la considération envers eux-mêmes, cessent de se sous-estimer, et travaillent à la valorisation de leurs nombreux atouts

 

5. Il y a un déni de réalité. Allant jusqu’à une véritable naïveté

Première naïveté : croire que l’on reconnaîtra vraiment le mérite du travail médical (dernier exemple : dans cette crise Covid). Tout un chacun est embolisé par ses propres préoccupations dans le contexte, et considère que les médecins n’en ont pas plus qu’eux. Pour preuve, les médecins se voient reprocher d’être partis en vacances en février au lieu de faire des vaccins à leur cabinet. Personne ne s’émeut de leur épuisement, de leur droit au repos comme les autres humains. 

Autre naïveté : de nombreux médecins se croient encore de vrais médecins de famille. Alors, oui, ils sont médecins de famille… mais seulement les jours et les heures ou ils sont présents, et à condition d’avoir des rendez-vous rapidement disponibles. En revanche, ils se voilent la face, s’ils ne reconnaissent pas que leurs patients veulent surtout un médecin disponible à tout moment et dès qu’ils en ressentent le besoin, et qu’ils n’ont aucun état d’âme à s’adresser à un autre, ou à recourir à un avis en télémédecine si leur médecin n’est pas disponible.  Ce nouveau paradigme nécessiterait une remise en question, notamment une plus grande acceptation des nouvelles formes digitales d’accès aux soins, et non une participation du bout des lèvres, au nom du sacro-saint « examen clinique », qui est pourtant souvent sommaire voire absent dans la vraie vie, et avantageusement remplacé dans la vie digitale par un interrogatoire de qualité.

 

6. Les médecins sont rêveurs

Ils rêvent d’être compris par les patients.  C’est un peu comme les enseignants qui espèrent toujours la classe parfaite, constituée uniquement de premiers de la classe. Dans les rêves des médecins,  les patients ont conscience que le temps médical est une denrée bon marché dont il ne faut pas abuser, comprennent le sacrifice d’horaires de travail à rallonge, comprennent que  la consultation est sous payée, comprennent que les jeunes femmes médecins ont des enfants dont elles doivent s’occuper, comprennent que les retraités actifs sont plus fatigables que dans leur jeunesse.

La réalité est plus abrupte ! Les patients se contrefichent de...

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