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Dix raisons qui expliquent le désamour ressenti par les médecins

Pour mieux s’apprécier, il faut mieux se connaitre. Or l’individualisme reste une dominance, le travail collaboratif relève encore de l’exploit de quelques bénévoles impliqués. Ceci dans un monde ou pourtant tout pousse vers la mise en commun des moyens et des capacités intellectuelles. L’intelligence collective est trop peu exploitée par les médecins dans leur vie quotidienne, n’allant pas au-delà de quelques forums de discussion spécialisés. Il n’y a pas d’élément ou d’événement vraiment fédérateur de la profession. Les syndicats sont divisés, le conseil de l’Ordre ne joue pas ce rôle. Et les danses télévisuelles de quelques docteurs et professeurs en mal de reconnaissance décrédibilisent les médecins plus qu’ils ne leur apportent considération

 

3. Les médecins se posent plus en opposants qu’en force de proposition. Leurs priorités sont floues

La priorité des syndicats médicaux : l’argent. Il suffit de lire les arguments en vue de la prochaine élection aux unions régionales* :

  • MG France : défendre les conditions matérielles des généralistes, maitres mots de leur programme : valorisation, revalorisation.
  • SML : revaloriser, redonner du pouvoir.
  • UFML : garder les principes fondateurs de la médecine libérale, pas d’acceptation de l’évolution, de la remise en cause du payement à l’acte.
  • CSMF : revalorisation.
  • FMF revalorisation, pas de contraintes à l’installation.
  • Union AvenirSpé-Le BLOC :  à l’offensive sur les honoraires libres.
  • Secteur II, liberté tarifaire, contrats responsables.

Le terrain d’une juste rémunération n’est pas très porteur ces derniers temps. La profession médicale est une des seules à venir rabâcher sans relâche que sa valeur financière n’est pas reconnue. Même si c’est partiellement vrai, ce discours n’attire pas l’attention, venant de la part d’une profession que nul ne considère comme fragile financièrement. Au contraire, ces demandes occultent des points essentiels, la valeur morale, et la qualité du travail et de l’accompagnement humain des médecins.

 

4. Les médecins ne s’impliquent pas dans la promotion des qualités et des valeurs de leur profession

Les valeurs de la profession sont censées être représentées par le conseil de l’Ordre. Or les représentants ne mettent pas en avant les valeurs éthiques, morales et l’implication de la profession. Il est trop occupé à gérer des luttes intestines, des querelles de clocher, et ne se positionne pas aux côtés des médecins pour œuvrer à réguler les valeurs de la profession. Au contraire, la sacro-sainte « déontologie » oblige les médecins à se taire quand ils ont connaissance de pratiques disruptives.

Les syndicats, on l’a vu dans le 3) ne valorisent pas l’importance du...

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