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Bandelettes de renforcement pelvien : pas d’ablation préventive pour le CNGOF

Alors qu’une vaste enquête internationale se penche sur les insuffisances de contrôle des implants médicaux, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a opportunément appelé patients et professionnels de santé à déclarer, sur le portail des signalements, les éventuels effets indésirables concernant les bandelettes et implants pelviens utilisés dans le traitement du prolapsus et de l’incontinence urinaire.

Dans ce contexte anxiogène, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) a publié le 28 novembre un communiqué dans lequel il s’est montré rassurant, affirmant que "la grande majorité des patientes porteuses de prothèses vaginales pour cure de prolapsus ou d’incontinence urinaire sont soulagées de leur pathologie initiale et ne présentent pas de complications". Pour ces spécialistes, "il est inutile, voire nocif, d’envisager dans ces conditions de réaliser l’ablation de ces dispositifs".

Pour améliorer le parcours de soins et la sécurité du patient, ils font plusieurs recommandations qui concernent à la fois la nécessité de disposer de plus amples données sur ce sujet, l’optimisation de la prise de décision, et l’amélioration de la formation des professionnels.

En particulier, les gynécologues du Cngof recommandent de modifier la nomenclature des actes chirurgicaux (CCAM) pour distinguer les chirurgies avec dispositif médical de renfort des actes sans dispositif médical, avec des codes spécifiques concernant l’explantation. "Ceci afin de pouvoir recenser de manière détaillée et homogène ces interventions et leurs complications chirurgicales spécifiques", explique le CNGOF dans son communiqué. Les spécialistes proposent aussi la création d’un registre pour la chirurgie du prolapsus et de l’incontinence urinaire afin de "préciser les complications et leurs conséquences et répondre ainsi à l’inquiétude éventuelle concernant l’innocuité des dispositifs médicaux de renfort prothétique".

Le CNGOF insiste par ailleurs sur la nécessité de réunions de périnéologie multidisciplinaires, en particulier pour les pathologies les plus complexes, avec un compte rendu écrit remis à la patiente qui mentionne l’ensemble des options thérapeutiques envisageables. Il propose l’identification de centres expérimentés pluridisciplinaires (centre de recours), pour prendre en charge les patientes présentant des complications graves ou complexes d’une chirurgie de prolapsus génital ou d’incontinence urinaire. Enfin, les spécialistes recommandent que les médecins et chirurgiens prenant en charge les situations complexes en pelvi-périnéologie dans ce domaine aient reçu une formation renforcée en pelvi-périnéologie, et montrent une expérience en la matière, avec un activité annuelle minimale de 10 chirurgies dans chacun des domaines concernés.

Sources : 
Communiqué du CNGOF, 28 novembre 2018.
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