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Dépression résistante : de nouvelles voies thérapeutiques à l’étude

La tolérance clinique est globalement bonne (effets psychomimétiques transitoires, virages de l’humeur) mais l’on ne connait pas les risques de neurotoxicité en usage chronique. Une forme intra nasale (eskétamine) est en cours d’évaluation, et plusieurs études testent l’association de la kétamine avec les électrochocs et leurs interactions avec les antidépresseurs conventionnels. 

Résultats prometteurs du pramipexole

Les molécules dopaminergiques, dont le pramipexole, sont une autre voie thérapeutique. Cet agoniste des récepteurs dopaminergiques D3, qui a une autorisation de mise sur le marché (AMM) dans la maladie de Parkinson et le syndrome des jambes sans repos, a été étudié dans la dépression résistante (uni ou bipolaire) avec des résultats prometteurs.

La  stimulation du nerf vague utilisée dans le traitement de l’épilepsie (50000 patients traités) constitue un autre traitement possible de la dépression résistante. Le dispositif implantable comporte une batterie reliée à une électrode cervicale implantée au contact du nerf vague gauche. La stimulation est  intermittente (30 secondes, suivie d’un repos de 5 minutes). Le mécanisme d’action ferait appel à la stimulation des neurones mono-aminergiques (sérotoninergique et noradrénergique) et probablement à un effet anti-inflammatoire intéressant lorsque l’on sait le rôle imputé à l’inflammation dans les dépressions résistantes. Les études suggèrent une efficacité de ce traitement dans la dépression résistante avec approximativement un tiers de sujets répondeurs. "Le bénéfice clinique est cumulatif à long terme et il faut de 1 à 2 ans de traitement  pour vraiment l’observer, mais les durées de rémission sont longues et plus stables qu’avec les antidépresseurs", note le Dr Philippe Domenech (Créteil, 94).  Des effets indésirables locaux (altération du timbre de voix lors de la phase de stimulation chez 20% des patients et/ou  une sensation de douleur et toux) peuvent être observés.

Sources : 

15ème  congrès de l’encéphale s’est tenu à Paris du 18 au 20 janvier 2017. D’après les communications de E. Haffen (Besançon), B. Aouizerate (Bordeaux), M. Barde (Garches, 92), Ph. Domenech (Créteil, 94), G. Chevalier (Paris). 

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