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BPCO : Un syndrome plus qu’une maladie ?

davantage personnalisé et prend en compte à la fois l’importance des symptômes (score MRC modifié de dyspnée, score de retentissement CAT), le VEMS et le nombre d’exacerbations pour choisir le traitement pharmacologique initial, lequel repose sur les bronchodilatateurs (4 groupes de patients A à D), a indiqué le Pr Wisia Wedzicha (Imperial College, Londres).

Selon l’intensité des symptômes et le nombre d’exacerbations, la stratégie consiste à proposer un bronchodilatateur de courte ou de longue durée d’action (groupe A, 0 à 1 exacerbations, mMRC de 0-1, CAT < 10), ou à privilégier un anticholinergique de longue durée d’action (Lama), plus efficace pour réduire le nombre d’exacerbations (groupe C, ≥ 2 exacerbations, mMRC de 0-1, CAT < 10), à associer d’emblée au Lama un bêta2-mimétique de longue durée d’action ou Laba (groupe B, 0 à 1 exacerbations, mMRC ≥ 2 , CAT ≥  10 ), ou à ajouter d’emblée au bronchodilatateur des corticoïdes inhalés (CI) ( certains patients du groupe D, ≥ 2 exacerbations, mMRC ≥ 2 CAT ≥  10). 

Tenir compte des éosinophiles pour la prescription de corticoïdes inhalés

Pour la première fois, les recommandations Gold prennent en considération le compte éosinophilique pour administrer ou non les CI en cas d’exacerbations fréquentes (ce qui ne concerne qu’un sous-groupe de patients BPCO). « Les CI seront plutôt proposés aux patients avec au moins 300 éosinophiles par µl », a ainsi indiqué le Pr David Halpin (Université d’Exeter, Royaume-Uni). Chez les patients avec un faible compte éosinophilique, les CI sont en effet moins actifs et la probabilité de pneumonie associée à ces médicaments est accrue. Ce traitement par CI sera régulièrement réévalué.

Si malgré tout les exacerbations se répètent, une autre possibilité consiste à recourir à l’administration de macrolides (azithromycine), en l’absence de contre-indication (intervalle QT long, baisse d’audition) et de préférence chez les non fumeurs, ou de prescrire du roflumilast, un inhibiteur de phosphodiestérase-4, en particulier...

Sources : 
Source : 29e Congrès de la Société européenne des maladies respiratoires (ERS), Madrid (28 septembre-2 octobre 2019). D’après les communications de : A. Agusti (Barcelone, Espagne), W. Wedzicha (Londres, Royaume-Uni), D. Halpin (Exeter, Royaume-Uni) et B. Celli (Boston, États-Unis).
Global Strategy for the Diagnosis, Management, and Prevention of Chronic Obstructive Lung Disease: the Gold science committee report 2019. Eur Respir J. 2019 May 18;53(5). pii: 1900164.

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