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Asthme : une bithérapie dès les premiers stades

que la prescription d’azithromycine, bien que dénuée d’autorisation de mise sur le marché (AMM), peut-être une option thérapeutique, chez les patients demeurant symptomatiques en dépit d’une dose modérée ou élevée de CI-Laba.

« Les anti-IgE sont destinés préférentiellement aux patients avec un asthme allergique sévère, les anti-IL5 ou anti-IL5R chez ceux avec un asthme sévère éosinophilique, les anti-IL4R chez les patients avec un asthme sévère de type 2 notamment pour épargner les doses de corticothérapie orale », a précisé le Pr Guy Brusselle (Université de Gand, Belgique). « Néanmoins, il est urgent de disposer d’études comparatives molécule contre molécule ». Un essai européen pragmatique multicentrique, Predictumab, va d’ailleurs être mis en place pour comparer mépolizumab et omalizumab dans des asthmes sévères allergique ou éosinophilique.

Avant de parler d’asthme sévère : vérifier l’observance
Le Pr Guy Brusselle (Université de Gand) a insisté sur la nécessité de vérifier l’observance du traitement et la bonne utilisation des dispositifs d’inhalation avant de retenir le diagnostic d’asthme sévère requérant une biothérapie. Il faudra aussi veiller au bon usage de la corticothérapie orale, qui est utile dans les asthmes sévères, mais peut en cas de doses excessives « diminuer paradoxalement le contrôle de l’asthme en déprimant le système immunitaire, ce qui peut faciliter les infections respiratoires, ou en entraînant un surpoids et en favorisant reflux gastro-œsophagien, apnée du sommeil ».
Une étude récente entreprise à l’université d’Amsterdam, à partir de bases de données pharmaceutiques, conforte cette recommandation. Sur 929 asthmatiques identifiés comme recevant des corticoïdes inhalés à forte dose, seuls 21,9 % utilisaient correctement et régulièrement leurs médicaments inhalés, et 29 % prenaient une dose trop forte de corticothérapie orale. « Ce qui montre que la majorité des patients considérés comme des asthmatiques sévères peuvent bénéficier d’une optimisation thérapeutique », a insisté le Dr Katrien Eger.  Pourtant, dans cette série, 46,1 % des malades recevaient une biothérapie.

*Global initiative for asthma. Global strategy for asthma management and prevention (2019 update). https://ginasthma.org

Sources : 
Source : 29e Congrès de la Société européenne des maladies respiratoires (ERS), Madrid (28 septembre-2 octobre 2019). D’après les communications de H. Reddel (Sydney, Australie), S. Johnston (Londres, Royaume-Uni), G. Brusselle (Gand, Belgique).

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