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"Troubles dys" : ce que le médecin traitant doit savoir

domaines d'apprentissage. Elle met l'accent sur la collaboration entre l'éducation nationale et les soignants. "L’enjeu est de rechercher le plus précocement possible une difficulté au travers de l’observation (pré­sence de signes d’alerte) ou à l’aide d’évaluations normées, dans l’objectif de prendre en charge les retards au plus vite, de corriger ces difficultés et de mettre en place les rééducations si nécessaire. La précocité de ces interventions permettra de prévenir les limitations d’activité ou les restrictions de participation à la vie en société", affirme la HAS dans ses recommandations. Outre la famille, les professionnels de la petite enfance, et les enseignants, les professionnels de santé de premier recours ont un rôle majeur à jouer.

Un "trouble dys" doit ainsi être suspecté sur des signes évocateurs lors des examens obligatoires des enfants, ou sur des signes d’appel observés en consultation ou rapportés par les parents : lenteur, maladresse, sur (ou sous) investissement du langage, opposition (refus d’écrire, d’aller à l’école), agitation, comportements d’évitement, manifestations somatiques non spécifiques (douleurs, sommeil, humeur, comportement sommeil et/ou appétit perturbé). Le dépistage du trouble repose ensuite sur l’entretien avec les parents et l’enfant ; l’examen somatique à la recherche d’un déficit neurologique, moteur, visuel ou auditif, … ; l’appréciation des compétences cognitives ; l’utilisation d’outils de dépistage. Le médecin s’attachera aussi à évaluer le retentissement du Tsla sur la vie quotidienne et sociale de l’enfant, et sur son développement psycho-affectif et relationnel.

 

Trois niveaux de prise en charge en fonction de la sévérité

 

À l’issue de ce repérage, "des mesures pédagogiques doivent dans un premier temps, être mises en œuvre auprès des élèves en difficulté d’apprentissage", ajoutent la HAS. Et, « afin de répondre aux besoins spécifiques de ces enfants », l’agence a structuré l'organisation du parcours de santé en 3 niveaux. "L’enjeu est d’éviter : soit la médicalisation de difficultés relevant d’un renforcement pédagogique, soit un retard dans la prise en charge médicale", précisent les auteurs du texte.

Ainsi, le niveau 1 correspond aux situations dans lesquelles la pose du diagnostic et la mise en œuvre thérapeutique sont les plus simples. Il permet une prise en charge par les professionnels de proximité de ville. "Les médecins généralistes...

 

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