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Alzheimer : les recommandations de la HAS pour prendre en charge sans médicament

notamment au domicile pour évaluer l’état de santé global, et solliciter sans délai un avis spécialisé tout au long de l’évolution de la maladie" ajoute la HAS.

 

Préserver les aidants

 

La HAS insiste aussi sur la nécessité de préserver l’entourage et soutenir l’aidant. Il sera ainsi utile d’évaluer régulièrement, directement ou indirectement (par un infirmier), la charge liée à la fonction d’aidant, d’être attentif à sa propre souffrance psychique, et aux éventuels signes de rupture, et de lui fournir, le cas échéant, des formations, des aides, ou encore une période de répit ou un suivi médical.

Enfin, le guide vise à lutter contre la stigmatisation des malades et de ces maladies y compris chez les professionnels de santé.

 

Les syndicats avaient conseillé de ne plus prescrire ces médicaments dès 2016

C.L B

La décision de Marisol Touraine, de maintenir le remboursement des médicaments contre la maladie d'Alzheimer, contre l'avis de la Haute autorité de santé, a conduit les syndicats médicaux et le Collège de médecine générale, à conseiller de ne plus les prescrire dès novembre 2016.

En octobre 2016, Marisol Touraine décidait de maintenir quatre médicaments contre la maladie d'Alzheimer au remboursement : Aricept, Ebixa, Exelon et Reminyl (ainsi que leurs génériques), contre l'avis de la Haute autorité de santé. "Il n'y aura pas de déremboursement dans l'état actuel des choses" avait tranché la ministre, expliquant qu'elle voulait que soit d'abord mis en place "un protocole de soins". Bien que les SMR de ces médicaments aient été jugés insuffisants par la commission de transparence, la ministre a été sensible aux arguments des associations de patients, qui demandaient leur maintien dans l'arsenal thérapeutique, à défaut d'un autre type de prise en charge.
Un mois après la décision ministérielle, les trois syndicats signataires de la convention de l'époque : la FMF, le Bloc et MG France, enjoignaient leurs mandants dans un communiqué commun, à ne plus prescrire ces médicaments qui n'avaient pas apporté la preuve de leur efficacité, alors que leurs effets secondaires étaient bien connus des médecins de terrain.
Très rapidement, le Collège de médecine générale (CMG) est entré dans la polémique en critiquant à son tour la décision du ministère de la Santé, prise contre l'avis de la HAS, alors que "le rapport bénéfice risque " de ces produits (…) est connu par la communauté médicale depuis des années."
Ces instances avaient bien évidemment présentes à l'esprit le risque d'éventuels procès en responsabilité civile qui auraient pu menacer les prescripteurs, au vu de la toxicité des produits incriminés, susceptibles d'induire, comme le redoutait le Dr Claude Leicher, "un nouveau scandale de santé publique".

Sources : 
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