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Alzheimer : les recommandations de la HAS pour prendre en charge sans médicament

d’aller plus loin, sur des thèmes variés comme : "Les tests de repérage en médecine générale", "Communiquer malgré les troubles de la mémoire et les troubles du langage", "Les mesures de protection juridique", ou "Les soins au stade ultime de la maladie".

 

Un diagnostic pas toujours évident

 

La précocité du diagnostic apparait fondamentale à plusieurs titres. Tout d’abord, elle permet à la personne malade d’être pleinement active dans sa prise en charge : cela s’exprime par le fait de "choisir une personne de confiance, de participer aux décisions qui concernent sa santé ou son mode de vie et d’exprimer sa volonté avant que les troubles cognitifs ne soient trop sévères". C’est le médecin généraliste qui va généralement objectiver les premiers signes de la maladie. Ce qui n’est pas toujours facile. En effet, les troubles de la mémoire ne sont pas systématiquement présents au début ; parfois ce sont des troubles du langage qui apparaissent au premier plan, ou encore des changements de caractère d’activité ou de comportements, qui peuvent précéder de plusieurs années les troubles cognitifs. Le praticien va ensuite documenter le déclin cognitif, et orienter la personne vers un spécialiste dans le cadre d’une consultation mémoire, afin de confirmer le diagnostic et déterminer la maladie en cause. En effet, "la maladie à corps de Lewy, les dégénérescences lobaires fronto-temporales ou les troubles neurovasculaires sont des maladies dites apparentées à la maladie d’Alzheimer mais elles présentent des spécificités qui impactent la prise en charge". Un bilan neuropsychologique et fonctionnel approfondi sera réalisé.

La prise en charge des malades est variable et adaptée à la personne, à son entourage et à son mode de vie. Elle dépend du stade de la maladie, du lieu d’habitation du patient (au domicile ou en institution). Les options sont multiples. La HAS insiste, en particulier, sur l’importance de l’activité physique et de la correction de troubles visuels ou auditifs : "il est essentiel de maintenir une activité motrice par des exercices physiques adaptés et de corriger tout déficit sensoriel dès le début de la maladie". Les autres facteurs protecteurs seront aussi mis en avant : contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire, vie sociale. Le suivi du patient devra être "proactif "car les patients atteints de MA ou apparentées" sont rarement demandeurs de soins" précise la HAS. Dans ce contexte, le praticien devra être particulièrement attentif au moment de la prescription de certains médicaments (effet anticholinergique, iatrogénie) et à en sécuriser les prises. Tout au long du suivi, des aides peuvent être utiles au médecin traitant : il peut par exemple "s’appuyer sur un suivi infirmier...

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