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Maladies rénales : l’impact majeur de l’obésité

A l’occasion de la 12ème édition de la Journée mondiale du rein, qui se tiendra le 9 mars prochain, les spécialistes de l’insuffisance rénale insistent sur la prévention de l’obésité qui concerne 25% des patients dialysés.

La 12ème édition de la Journée mondiale du rein, qui se tiendra le 9 mars prochain aura pour thème "reins et obésité : une vie saine pour des reins sains". Il s’agit, pour les Fondations du rein de plus de 40 pays, qui organise cette journée de sensibilisation, de mettre l’accent sur les complications rénales de l’obésité, leur dépistage et leur prévention.

Plus 5% de la population mondiale souffrent d’une affection rénale, soit plus de 600 millions de personnes dans le monde. Et les dernières estimations prévoient une augmentation de 17% des maladies rénales durant la prochaine décennie. En tête des causes de ces pathologies figurent le diabète et l’hypertension artérielle. Viennent ensuite les affections inflammatoires des reins, les infections, les obstructions urinaires, et les maladies génétiques. L’obésité constitue un facteur aggravant de la pathologie. Elle concerne 25% des patients dialysés (rapport Rein 2014, Agence de la Biomédecine). En effet, l’obésité entraine une infiltration glomérulaire associée à des lésions d’hypertrophie glomérulaire, qui conduisent à un risque accru d’albuminurie et de glomérulosclérose, et aggrave l’évolution de la maladie rénale chronique, quelle que soit la néphropathie primitive. Différents mécanismes concourent à ce risque : la sensibilité au sel et la stimulation du système rénine-angiotensine, le syndrome métabolique, les anomalies lipidiques, l’hyperactivité sympathique et un état inflammatoire de bas grade. Les études ont par ailleurs montré que la réduction pondérale, qu’elle soit obtenue par la diététique, l’activité physique ou la chirurgie bariatrique permet de "prévenir et limiter les conséquences rénales de l’obésité", affirme le Pr Maurice Laville. Elle doit être réalisée le plus tôt possible.

Le dépistage constitue l’autre enjeu majeur. En effet la maladie rénale reste longtemps silencieuse au début. Ainsi, pour plus d’un tiers des personnes qui souffrent d’une insuffisance rénale chronique, le diagnostic est posé au dernier moment, c’est-à-dire quand la dialyse s’avère nécessaire en urgence. "Le dépistage doit être une priorité chez les personnes à risque de maladie rénale : diabétiques et hypertendus, obèses, fumeurs au-delà de 50 ans, ou en cas notion familiale de maladie rénale", souligne la Fondation du Rein. "La promotion  d’un dépistage précoce et des mesures de prévention est indispensable pour atteindre l’objectif fixé par l’OMS de réduire, de 2% par an au cours des 10 prochaines années, les décès liés à une maladie rénale", ajoute-t-elle.

A l’occasion de la Journée mondiale, l’équipe internationale de campagne de cette journée préconise 8 règles d’or pour préserver ses reins, au premier rang desquelles le fait de "Rester en forme et avoir une activité physique régulière".

Sources : 

Fondation du rein, 27 février 2017

www.fondation-du-rein.org

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