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Le traitement antirétroviral serait fiable à 100% contre la transmission du VIH

Une étude à long terme confirme qu’une personne séropositive pour le VIH sous traitement antirétroviral et ayant une charge virale indétectable n’a aucun risque de transmettre la maladie à son partenaire au sein d’un couple gay.

Ces données sont issues du 2ème volet de l’étude Partner. Une précédente analyse de cette étude, publiée en 2016, avait déjà mis en évidence des résultats encourageants mais les auteurs étaient restés prudents devant le manque de recul, qui n’était que de 1,3 an au moment de l’analyse de ce premier volet, et l’insuffisance de données chez les homosexuels. C’est donc une confirmation solide qui vient d’être publiée dans The Lancet, puisque l’analyse a porté jusqu’à 8 ans.

L'étude Partner est une étude d'observation prospective qui a été menée sur 75 sites dans 14 pays européens. La première phase de l’étude, qui s’est déroulée du 15 septembre 2010 au 31 mai 2014, a recruté et suivi des couples sérodifférents hétérosexuels et homosexuels déclarant avoir eu des rapports sexuels non protégés. Partner2, au contraire, n'a recruté et suivi que des couples homosexuels. Au total, 972 couples ont été inclus, dont 477 provenant de Partner 1.

Au cours des années de suivi, quinze nouvelles infections par le VIH sont survenues. Cependant, après analyse génotypique, il s’avère qu’aucune de ces transmissions virales n’est survenue au sein du couple étudié. En conséquence, le taux de transmission du VIH a été de zéro (IC supérieur à 95%: 0,23 pour 100 couples.années de suivi).

Pour les auteurs, ces résultats confirment ceux observés précédemment chez les couples hétérosexuels. Ils corroborent le message de la campagne U = U pour undetectable = untransmittable (indétectable = non transmissible), et les avantages du dépistage précoce et du traitement du VIH.

Parmi les limites à ces recherches, les auteurs notent cependant, que la majorité des participants séropositifs étaient sous traitement antirétroviral depuis plusieurs années ; en conséquence, les données apparaissent "limitées" concernant le risque de transmission au cours des premiers mois de traitement.

Sources : 
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