Journées de gastro-entérologie 2018 : Syndrome de l'intestin irritable, un fort impact sur la sexualité | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

Journées de gastro-entérologie 2018 : Syndrome de l'intestin irritable, un fort impact sur la sexualité

Des gastro-entérologues français ont désiré analyser l’impact sur la sexualité du SII, "des études réalisées aux États-Unis ayant révélé que ce syndrome, qui atteint 10 % de la population et plus volontiers les femmes, altère la sexualité chez les deux tiers des patients", a indiqué le Pr Jean-Marc Sabaté (Bobigny).

Dans ce but, une enquête en ligne a été effectuée, avec le concours de l’Association des patients souffrant du syndrome de l’Intestin irritable (Apssii), chez 257 patients de 46,3 ans, en moyenne, dont la maladie évoluait en moyenne depuis 7,5 ans. Quarante-sept conjoints, d’âge moyen 44,6 ans, ont aussi été interrogés.

Fiche FMC - Les 10 points clés : Le syndrome de l'intestin irritable

Les réponses des patients ont effectivement mis en évidence une dysfonction sexuelle chez 67,5 % des patientes et 53,3 % des patients, avec chez 20 % de ces derniers une dysfonction érectile sévère. Cependant, à la différence d’autres études, cette perturbation de la sexualité n’est pas parue associée au score de dépression. De même, aucun lien n’a été trouvé avec l’âge et la durée d’évolution du SII. De plus, 9 conjoints sur 10 ont estimé que "le SII est une vraie maladie" et ont réfuté l’idée "comme quoi le SII serait un prétexte pour éviter les relations sexuelles". Chez la moitié d’entre eux, la qualité de vie était impactée par le SII. "Aucune corrélation n’a été relevée entre sévérité du SII et impact sur le conjoint, mais le fardeau de la maladie était moins lourd quand la relation entre partenaires était bonne", a ajouté le Pr Sabaté.

Il serait important d’étudier les mécanismes à l’origine des troubles sexuels chez les patients : hypersensibilité viscérale, rôle des traumatismes dans l’enfance, sexuels ou autres, qui sont -on le sait- plus fréquents chez les femmes avec un SII, anomalies des intégrations corticales modifiant la libido…, a estimé ce gastroentérologue.

Sources : 
Journées francophones d’hépato-gastroentérologie et d’oncologie digestive (Jfhod, Paris, 22-25 mars 2018). D’après la communication de J.-M. Sabaté (Bobigny, 93).

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…