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Dépistage du cancer du col utérin : quelle place pour le test HPV ?

C’est pourquoi tous les pays, sauf la France, ont basculé, en dépistage primaire, vers le test HPV ou parfois un co-testing (qui associe test HPV et FCU), qui permet ensuite de se concentrer sur les 10 % de femmes qui ont effectivement des HPV sur leur col, et en particulier celles qui hébergent les 6 à 7 HPV les plus oncogènes. Le FCU trie alors les cols des femmes dont le test est positif. "Ceux qui examinent les lames sont d’ailleurs beaucoup plus attentifs quand ils savent la présence d’HPV oncogènes", observe Richard Fabre.

"Nous sommes ainsi les derniers à être entrés dans le dépistage organisé, et avec un test abandonné par tous", soulève le Collectif qui prend aujourd’hui à témoin les patientes et les professionnels de santé, faute d’avoir été entendu par les pouvoirs publics. Est-ce la lenteur des pratiques des technostructures de santé qui empêchent un accès rapide à ce test ?

"La perspective du passage au test HPV est bien inscrite dans l’évolution prochaine du programme", rassurent les autorités de santé. Or, il y a urgence pour que les femmes ne soient pas victimes d’une perte de chance : 30 vies sont en jeu chaque jour… "Si cancer du col il y a, c’est que soit le dépistage n’a pas été fait au rythme souhaité, ce qui est le cas de 65 à 70 % de ces cancers ; soit, pour environ 30 % des cancers, le frottis a été réalisé régulièrement, et les femmes ont été rassurées… mais faussement donc", prévient le Dr Monsonego. Le décès survient dans 40 à 50 % des cas selon le stade au moment de la découverte, après des traitements lourds et souvent mutilants.

Sources : 

Conférence de presse du Collectif HPV maintenant !* (18 avril 2019)

* https://hpv-maintenant.fr/

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