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Chez les femmes ménopausées, la réduction des graisses alimentaires réduit l’incidence du diabète

Un régime moins gras, en plus de l'activité physique accrue, réduit l'incidence du diabète en cas d’intolérance au glucose. L'essai de modification diététique (IMT) de l’étude Women’s Health Initiative (WHI) est le seul essai de grande taille, à long terme et randomisé, au cours duquel un régime alimentaire à faible teneur en graisses et sans objectif de perte de poids a été mené.

Il a été conçu pour étudier l'effet d'une consommation réduite de graisses (20% des calories totales) et d'une consommation accrue de légumes et de fruits (cinq portions par jour) et de céréales (six portions par jour) sur l'incidence du cancer du sein et du cancer colorectal.

Les promoteurs de cette étude ont effectué une analyse secondaire pour évaluer l'effet de l'intervention diététique sur l’incidence d’un diabète nécessitant la mise en route d’un traitement et le passage des hypoglycémiants oraux à l’insuline chez les femmes ménopausées. 48 835 femmes ont été randomisées soit dans le groupe témoin soit dans le groupe intervention qui a suivi un programme de modification nutritionnelle pour diminuer la teneur en graisses et augmenter la consommation de légumes, de fruits et de céréales pendant 8,1 ans en moyenne.

Au cours de l'essai, les femmes du groupe intervention avaient des taux plus faibles d'initiation de l'insulinothérapie (hazard ratio [HR] : 0,74 [IC 95% : 0,59 à 0,94], p = 0,01). De plus, les femmes ayant un tour de taille initial ≥ 88 cm (P = 0,01) et des scores plus mauvais du syndrome métabolique (P = 0,02) présentaient la plus grande réduction du risque d'initiation de l'insulinothérapie. La réduction du risque liée à l'intervention se poursuivait au cours du suivi cumulatif (HR : 0,88 [0,78 à 0,99], P = 0,04). Dans un sous-groupe de participantes (5,8% de la population globale) pour lesquelles des mesures de biomarqueurs étaient disponibles, chez les patientes ayant une glycémie basale <1 g/L, l'intervention a réduit de 25% le risque de développer une glycémie ≥ 1g/L (odds ratio= 0,75 [0,61 à 0,93] ; P = 0,008). Après ajustement pour le changement de poids, les résultats n’étaient pas modifiés.

En conclusion, dans cette analyse secondaire, une intervention diététique chez les femmes ménopausées visant à réduire les graisses et à augmenter la consommation de légumes, de fruits et de céréales réduit le risque de diabète ou en ralentit la progression.

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