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Pilule : des avantages nombreux et des inconvénients rares

thrombo-emboliques, dont on sait qu’ils sont liés aux œstrogènes. Concernant le risque artériel, les auteurs considèrent qu’il est essentiellement lié aux facteurs de risque personnels ou familiaux de la patiente. Ils précisent : "Si les oestroprogestatifs peuvent doubler le risque d’accident vasculaire artériel leur fréquence est extrêmement faible dans la population de femmes jeunes en âge de procréer". Par exemple le risque d’infarctus cérébral chez les femmes de moins de 30 ans est estimé à 15 cas/an pour 1 000 000 femmes utilisatrices de pilules oestroprogestatives, versus 6 cas / 1 000 000 chez les non utilisatrices (Ryan X. et al. Maturitas, 2015. 82(3): 266-70). Et concernant le risque veineux, il est bien connu que les pilules oestroprogestatives augmentent le risque d’accident thromboembolique de façon "modéré". Pour le Cnof, cette augmentation reste cependant "extrêmement faible chez les patientes jeunes en âge de procréer". Ainsi, dans une population de femmes de moins de 40 ans qui n’utilisent pas de contraception, "la fréquence des accidents thromboemboliques veineux varie de 5 à 10 accidents/100 000 femmes par an. Chez les utilisatrices de pilules oestroprogestatives, ce chiffre passe à 20 à 40 accidents/ par an (soit une fréquence de 0,02% à 0,04% des utilisatrices) selon le type de pilule utilisé" détaillent les auteurs de l’étude (Gronier H. et al. Gynecol Obstet Fertil, 2014. 42(3): 174-81). Le risque est maximal la première année et diminue ensuite ; et les accidents sont "très rarement graves".

Les gynécologues rappellent ensuite les bénéfices parfois oubliés de la pilule contraceptive, que ce soit sur l’hyperandrogénie, les ménorragies, les dysménorrhées, le syndrome prémentruel, les fibromes utérins, les migraines cataméniales… Ils balaient certaines idées reçues telles que le risque d’infertilité, qui ne repose sur aucune preuve scientifique, ou encore les troubles de la libido.  Concernant un lien éventuel avec des symptômes dépressifs, les auteurs concluent que, si les études apparaissent parfois contradictoires, la majorité "va dans le sens d’un effet plutôt...

Sources : 

Collège National des Gynécologues-Obstétriciens (Cngof)

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