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Chez un coronarien ayant en plus une maladie polyvasculaire ou un diabète de type 2, le bénéfice de l’ezétimibe est constant

La maladie polyvasculaire et le diabète de type 2 sont chacun associés à une augmentation du risque cardiovasculaire. Ces risques s’additionnent-ils, voire se potentialisent-ils ?

Des auteurs américains ont utilisé les données de l’essai randomisé IMPROVE-IT pour explorer le risque cardiovasculaire à long terme associé à l’atteinte polyvasculaire, le diabète de type 2 et leur combinaison chez des patients ayant un syndrome coronarien aigu. Ils ont évalué l’effet de l’ezétimibe donné en plus des statines chez des patients ayant ses deux pathologies.

L’essai IMPROVE-IT était un essai multicentrique en double insu, randomisé vs placebo, qui a évalué les effets de l’ezétimibe ajouté au traitement par statines après syndrome coronarien aigu. L’étude a été publiée en 2015 dans le New England Journal of Medicine. Elle a porté sur plus de 18 000 patients de plus de 50 ans, recrutés dans 1 158 sites de 39 pays, qui avaient été stabilisés après un syndrome coronarien aigu et qui étaient assignés à recevoir de manière randomisée soit 40 mg par jour de simvastatine et 10 mg par jour d’ezétimibe soit 40 mg par jour de simvastatine et un placebo, cela pendant une durée médiane de 6 ans. L’analyse complémentaire post-hoc présentée ici a porté sur les critères d’évaluation de cet essai en fonction de l’état polyvasculaire au début de l’étude, stratifiée en fonction du diabète de type 2. Au début de l’étude, en plus de l’atteinte coronarienne, 1 005 patients (6 %) avaient une artériopathie périphérique et 1 071 (6 %) avaient eu un accident vasculaire ou un accident ischémique transitoire, constituant donc les patients atteints d’une maladie polyvasculaire. Parmi les patients qui avaient une artériopathie périphérique, 388 (39 %) avaient un diabète de type 2 concomitant et 409 des patients qui avaient eu un accident vasculaire cérébral ou un AIT (38 %) avaient aussi un diabète de type 2.

A 7 ans, les patients qui avaient soit une maladie polyvasculaire, soit un diabète de type 2, avaient des taux similaires de survenue du critère d’évaluation principale composite (décès cardiovasculaire, événement coronarien majeur ou AVC) (39.8 % vs 39.9 %). Ces taux étaient supérieurs à ceux des patients qui n’avaient ni maladie polyvasculaire ni diabète (29.6 %). Une maladie polyvasculaire associée à un diabète de type 2 conférait donc un risque supplémentaire de 60 %. L’ezétimibe réduisait le risque cardiovasculaire de manière similaire quels que soient les groupes, avec une réduction absolue du risque supérieure dans les groupes à risques les plus élevés.

En conclusion, chez les patients qui ont une maladie coronaire, l’existence d’une autre pathologie vasculaire (périphérique ou artériopathie cérébrale) ou la présence d’un diabète de type 2 sont associées à une augmentation du risque cardiovasculaire à long terme. La combinaison d’une pathologie polyvasculaire et du diabète est additive conduisant à un risque très élevé. Le bénéfice de l’ezétimibe est constant chez les patients ayant ou non une maladie polyvasculaire et un diabète de type 2.

Sources : 

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