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Les femmes, grandes oubliées de la lutte contre les maladies cardiovasculaires

analysés ayant eu lieu en 2004, les femmes représentaient moins du quart des patients enrôlés. Et, bien que de plus en plus touchées par les maladies cardio-vasculaires, une étude de 2008 montrait qu'elles ne constituent que 10 à 47% des cohortes de 19 essais cliniques liés au cœur. Claudine Junien (Université Versailles-Saint Quentin, 78) souhaite inclure plus de femmes dans les essais cliniques : "Pendant longtemps, la recherche concernant les femmes s’est concentrée sur la 'médecine bikini', celle qui touche à la reproduction : utérus, vagin, ovaires et seins. Or, il existe de nombreuses spécificités biologiques chez la femme en dehors des organes reproducteurs".

 

Des pistes de recherche

La FFC soutient plusieurs projets visant à améliorer la prise en compte des femmes dans la recherche clinique en cardiologie. En particulier, elle finance un programme de recherche sur 4 ans mené avec l’Inserm (Université Paris Sud / Institut Gustave Roussy) visant à créer un score permettant d’évaluer le risque de développer une maladie coronaire pour les femmes en fonction de leurs antécédents de santé et de leur mode de vie. "Ce score de risque permettra un meilleur suivi des femmes présentant un risque élevé de développer une maladie coronaire", précise le Pr Claire Mounier-Vehier, présidente de la Fédération Française de Cardiologie. "Il est très important pour les professionnels de santé d’avoir les moyens de déterminer le risque individuel d’un patient. Cela permet de mettre en place sans tarder un traitement préventif ou thérapeutique. La prévention et le suivi rendus possibles grâce à ce score de risque permettront d’optimiser les dépenses de santé, en proposant une prise en charge adaptée aux personnes qui en ont réellement besoin. Aucune étude de ce type n’a jamais été menée sur une cohorte 100% féminine, c’est une première !", ajoute-t-elle.

La FFC soutient aussi l’étude française Wamif (Young Women Presenting Acute Myocardial Infarction in France), qui analyse durant 18 mois les caractéristiques cliniques, morphologiques et biologiques de femmes âgées entre 18 et 50 ans qui sont admises dans 34 centres français pour un infarctus du myocarde, soit plus de 200 patientes. Enfin, un autre projet, nommé Baccarat, vise à étudier le lien entre le risque cardiovasculaire associé à l’utilisation de la radiothérapie exclusive dans le cadre d’un traitement antérieur pour un cancer du sein.

Sources : 
Fédération française de cardiologie (FFC). Journal of american heart association, 14 décembre 2017.
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