Les femmes, grandes oubliées de la lutte contre les maladies cardiovasculaires | egora.fr
PUB

Vous êtes ici

A+ A-

Les femmes, grandes oubliées de la lutte contre les maladies cardiovasculaires

Le risque de mortalité est fortement augmenté chez les femmes au bout d’un an par rapport aux hommes, confirme une étude récente.

Si les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de mortalité chez les femmes, elles apparaissent largement sous estimées dans cette population. Pourtant, une femme sur trois décédera d’une pathologie cardiovasculaire, et 54 % des 147 000 décès annuels dus à l’une de ces maladies surviennent chez des femmes, alors même que la mortalité cardiovasculaire a largement baissé ces dernières décennies globalement. De même, les hospitalisations pour infarctus du myocarde ont diminué chez les hommes (- 5,3 % de 35 à 44 ans, et - 8,2 % de 45 à 54 ans entre 2002 et 2008), mais ont augmenté chez les femmes (+ 14,6 % de 35 à 44 ans, + 17,9 % de 45 à 54 ans). En outre, les femmes touchées sont de plus en plus jeunes. Aujourd’hui, 25 % des femmes victimes d’un accidents cardiaques ont moins de 65 ans, contre 15% en 2002.

Mais en dépit de cette situation, "la prise en charge des maladies cardio-vasculaires chez les femmes reste insuffisante, faute d’une bonne compréhension et connaissance de leurs spécificités biologiques", alerte la Fédération française de cardiologie (FFC). Une vaste étude suédoise (Journal of american heart association, 14 décembre 2017) a récemment confirmé cette situation. Réalisée sur 60 000 patients, hospitalisés pour infarctus du myocarde (IDM) avec sous décalage du segment ST (Stemi) entre 2003 et 2013, elle a, en effet, montré qu’il existait un excès de mortalité chez les femmes de 89% par rapport aux hommes au bout d’un an, et de 60% au bout de 5 ans.  Les auteurs ont aussi mis en évidence que les femmes bénéficaient moins fréquemment d’un geste de revascularisation (-33%) ou d’un traitement médical approprié tel qu’une statine (-24%), l’aspirine (-16%) ou un bêta-bloquants (-12%).

La FFC ajoute que "l’accès à l’information, la prévention et la prise en charge sont autant de sujets pour lesquels [les femmes] demeurent moins favorisées en France que les hommes".

 

Dépasser la "médecine bikini"

La recherche clinique constitue un point symbolique de cette déficience car les femmes étaient jusqu’à présent largement sous-représentées dans les essais : une étude datant de 2006 montrait ainsi que sur 46 essais cliniques...

Sources : 
Fédération française de cardiologie (FFC). Journal of american heart association, 14 décembre 2017.
1 commentaires

D'accord, pas d'accord ?
Débattez-en avec vos confrères.

Vous n'avez pas de compte ?

Inscrivez-vous gratuitement

 

Site d’informations médicales et professionnelles,
Egora.fr s’adresse aux médecins, étudiants des facultés de médecine et professionnels de santé (infirmier, kiné, dentiste…). Nous traitons des sujets qui font le quotidien des médecins généralistes (démographie médicale, consultation, rémunération, charges, relations avec la CPAM, FMC, remplacement, annonces) et plus largement de tout ce qui concerne l’actualité santé : pathologies, médicaments, hôpital, recherche, sciences…