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Journées européennes de la SFC : une évolution des pratiques dans les coronaropathies

de la région Centre Val de Loire ont, en effet, créé en 2014 un registre, le Registre du Club Régional des Angioplasticiens du Centre (Crac), qui assure le suivi sur 1 an des patients angioplastiés. Ce registre analyse aussi, sur demande de l’agence régionale de santé (ARS), les données pré-hospitalières des infarctus ST+ datant de moins de 24 heures. Il s’étend aujourd’hui à d’autres régions comme l’Auvergne Rhône-Alpes et la Normandie, "et la Bretagne, l’Ile de France, la Nouvelle Aquitaine sont dans les starters pour y participer", s’est félicité son coordinateur, le Dr Grégoire Rangé (Les Hôpitaux de Chartres). Grâce au soutien du ministère de la santé et des différentes ARS, le registre devrait même se transformer en registre national, France PCI (www.francepci.com), à l’horizon 2020.

La construction du registre, "qui n’engendre qu’un coût supplémentaire de 10 euros par angioplastie" s’est fortement inspirée du registre suédois SCAAR, "dont la mise en route s’est traduite depuis 20 ans par une amélioration de la qualité des soins et du pronostic des patients", a rapporté le Dr Rangé.

En septembre 2016, les auteurs du registre CRAC décrivaient avoir répertorié près de 37 000 coronarographies, 15 000 angioplasties coronaires, soit 98 % des examens réalisés, et recueilli les données de 2 600 infarctus ST+ de moins de 24 heures (4). Ce registre a déjà fourni des informations intéressantes, en montrant que si le choix des nouveaux anti-agrégants plaquettaires P2Y12 (ticagrélor, prasugrel) est globalement bien respecté dans la maladie coronaire, la double anti-agrégation est prolongée de façon illégitime après une angioplastie coronaire au-delà de 12 mois chez plus de la moitié des patients avec un angor stable ou un SCA (5). Les auteurs proposent que le cardiologue interventionnel soit plus explicite sur la durée du double traitement anti-agrégant dans son compte-rendu d’hospitalisation, son ordonnance de sortie…, le manque de données conduisant médecin généraliste et cardiologue traitant à prolonger la bithérapie par peur d’une thrombose de stent. Il serait peut-être aussi utile, selon les auteurs, de programmer systématiquement une consultation d’arrêt avec le cardiologue implanteur, et d’utiliser plus largement le DAPT score pour mieux analyser le rapport bénéfice-risques de la prolongation, ou non, de la bithérapie anti-agrégante (5).

  1. Thiele H, et al. N Engl J Med 2017 ; 377 : 2419-2432.
  2. Wykrzykowska JJ, et al. N Engl J Med 2017 ; 376 : 2319-2328. 
  3. Eikelboom JW, et al. N Engl J Med 2017 ; 377 : 1319-1330.
  4. Rangé G. Cardio H. Revue du Collège National des Cardiologues des Hôpitaux (CNCH). Septembre 2016 ; 37 : 25-28.
  5. Rangé G, Hakim R, Albert F. Cardio H. Février 2017 ; 39 : 20-24.
Sources : 

Journées européennes de la Société française de cardiologie (Paris, 17-20 janvier 2018). D’après les communications de : O. Barthélémy (Paris), J. Silvain (Paris), G. Rangé (Chartres).

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