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Journées européennes de la SFC : une évolution des pratiques dans les coronaropathies

coronaire responsable de l’infarctus pour le critère de jugement primaire de l’essai (mortalité totale et recours à la dialyse rénale) : 45,9 % d’événements contre 55,4%, soit un risque abaissé de 17 % (p = 0,01). "Ce résultat était largement expliqué par une réduction de la mortalité, - 16 %", a précisé le Dr Barthélémy.  La conclusion semble robuste, car le traitement de revascularisation ciblé faisait mieux dans tous les sous-groupes de patients analysés (indépendamment de leurs caractéristiques cliniques, de leurs antécédents, de la catégorie de l’infarctus ST+ ou ST-, que 2 ou 3 vaisseaux coronaires soient atteints…).

 

Les anticoagulants dans la maladie coronaire stable

 

D’autres actualités thérapeutiques concernent les patients coronariens. "Les stents biorésorbables sont malheureusement mis de côté pour l’instant, car s’ils sont aussi efficaces que les stents classiques, ils semblent exposer, pour des raisons encore mal comprises, à un risque de thrombose de stent triplé", a signalé le Pr Johanne Silvain (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris) (2). "En revanche, les résultats de l’étude Compass pourraient modifier la prise en charge dans la maladie coronaire stable en introduisant les anticoagulants dans l’arsenal thérapeutique". Cette étude a, en effet, montré que l’association du rivaroxaban avec l’aspirine, se traduit, après 23 mois de suivi en moyenne, par une diminution significative de 18 % de la mortalité globale et de 24 % des événements cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC, décès cardiovasculaires) par comparaison à l’aspirine seule (voir Egora n°147) (3). "Les hémorragies majeures étaient certes significativement plus nombreuses après prise de rivaroxaban : 3,1 % versus 1,9 %. Mais, le nombre d’hémorragies fatales n’a pas été accru et, globalement l’étude a conclu à un bénéfice net en faveur de l’addition de cet anticoagulant direct", a rappelé le Pr Silvain.

 

France PCI, prochain registre national de cardiologie interventionnel

 

Si l’on excepte Fast-MI, dans l’infarctus du myocarde, les registres cardiologiques sont peu nombreux en France. Ceci pourrait changer. Afin d’améliorer les pratiques, des cardiologues de 6 centres de coronarographie...

Sources : 

Journées européennes de la Société française de cardiologie (Paris, 17-20 janvier 2018). D’après les communications de : O. Barthélémy (Paris), J. Silvain (Paris), G. Rangé (Chartres).

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