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JNMG 2017 : Hypercholestérolémie : des stratégies différentes selon le risque cardiovasculaire

Les Journées nationales de médecine générale, qui se sont déroulées les 12 et 13 octobre à Paris La Défense, ont constitué un succès sans précédent, rassemblant plus de 1550 médecins généralistes qui ont pu participer aux communications présentées dont le nombre s’élève à plus de 50 cette année. Elles ont permis aux experts présents, sélectionnés par La Revue du Praticien Médecine Générale, d’apporter leurs éclairages sur de nombreux sujets d’actualité et des thèmes incontournables de la pratique médicale quotidienne. Parmi les sujets forts de ce congrès, ont été largement abordés, entre autres, la problématique posée par le traitement des hypercholestérolémies ainsi que la prévention cardiovasculaire, la sclérose en plaques, les urgences en pédiatrie, l’asthme, la prise en charge des victimes d’attentats...

La session plénière été consacrée cette année à la prise en charge des hypercholestérolémies. Il en ressort que, chez les malades à haut risque cardiovasculaire, on s’efforcera au maximum de maintenir le traitement par statines. Chez les autres patients, en revanche, on mettra en revanche l’accent sur les mesures diététiques. 

Quelle alternative aux statines en cas d’inefficacité ou d’intolérance ? "En fait, l’attitude à adopter dépend du risque cardiovasculaire du patient, l’objectif du traitement par statine étant d’abaisser celui-ci en entraînant une réduction du LDL-cholestérol", a expliqué le Dr David Rosenbaum (Pôle Cardiologie et métabolisme de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière de Paris). L’administration de statines est très importante chez les patients à très haut risque et à haut risque cardiovasculaire, les cibles retenues pour le LDL cholestérol étant, selon les recommandations de 2016 de la Société européenne de cardiologie, de respectivement moins de 0,7 g/l et de 1 g/l. En revanche, chez les patients à moyen risque ou à bas risque cardiovasculaire, l’utilisation de statines ne représente qu’une possibilité à côté des autres axes de prévention cardiovasculaire, les taux visés pour le LDL cholestérol étant de respectivement 1,3 g/l et de 1,9 g/l.

Chez les patients à très haut risque ou haut risque cardiovasculaire, on conservera un traitement hypocholestérolémiant en veillant, malgré les difficultés, à utiliser le plus possible la dose maximale de statine tolérée avant d’envisager éventuellement le passage à une alternative comme l’ézétimibe en plus des mesures diététiques.

Chez les patients à moyen risque ou à bas risque, on pourra éventuellement faire le choix de ne plus proposer de traitement médicamenteux et encourager les patients à poursuivre un régime alimentaire méditerranéen, qui diminue de 30 % le risque cardiovasculaire. D’autres mesures diététiques disposent...

Sources : 

D’après la communication de David Rosenbaum (hôpital Pitié Salpêtrière, Paris) lors des Journées nationales de médecine générale (JNMG, Paris La Défense, 12-13 octobre 2017).

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