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Cancers : les évolutions épidémiologiques moins favorables chez les femmes

Le cancer a été à l’origine de 382 000 nouveaux cas en 2018 (54 % d’hommes et 46 % de femmes) ; et a causé 157 400 décès (57 % d’hommes, 43 % de femmes). Ces données sont issues d’un rapport rendu public le 2 juillet, fruit d’un partenariat entre Santé publique France, l’Institut national du cancer, le réseau des registres des cancers Francim et le service de biostatistique-bioinformatique des Hospices civils de Lyon (HCL), et qui est actualisé tous les cinq ans. Les outils qui ont été mis en place pour ce travail sont de plus en plus performants.

 

"Pour la première fois, 74 types et sous-types de cancers et des tendances par âge ont été étudiés. Le rapport "Estimations nationales de l’incidence et de la mortalité par cancer en France métropolitaine entre 1990 et 2018" offre une finesse d’interprétation venant renforcer considérablement la connaissance épidémiologique de ces pathologies" précise ainsi un communiqué commun des organismes qui ont mené ce travail. Sur 74 localisations étudiés (au lieu de 34 précédemment), 27 sont des tumeurs solides, 22 des sous-types, 27 des entités d’hémopathies malignes, et une entité "tous cancers".

Les nouveaux chiffres mettent en avant un resserrement de l’écart entre hommes et femmes, au dépend de ces dernières. Ainsi, si l’incidence de l’ensemble des cancers apparait stable chez l’homme (+0,1 % par an), elle est en hausse chez la femme de 1,1 % par an.  Et concernant la mortalité, elle baisse de façon plus marquée chez l’homme (-1,8 %) contre -0,8 % chez la femme.

Le cancer du poumon à la hausse chez les femmes

C’est le cancer du poumon qui enregistre les plus mauvaises évolutions chez la femme, avec +5,3 % par an en moyenne de hausse pour l’incidence, et +3,5 % pour la mortalité. On observe en outre des différences par sous-types. L’incidence des adénocarcinomes progresse (de 3,9 % par an), tandis que celles des carcinomes épidermoïdes et des cancers à petites cellules diminuent (respectivement -2,9 % et -0,9 % par an).

"Ces tendances différentes pourraient s’expliquer par la modification de la structure (introduction des filtres responsable d’une inhalation plus profonde) et de la composition des cigarettes (augmentation de la concentration en nitrosamines)", expliquent les auteurs dans leur communiqué.

Autres cancers dont l’évolution est inquiétante :...

Sources : 

Institut national du cancer/hôpitaux civils de Lyon, Registre des cancers Francim/ Santé publique France (2 juillet 2019). Avec AFP

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