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Cancer du sein : une étude pour évaluer le dépistage ciblé

sont fournies. Si une femme accepte de participer, le médecin lui remet la tablette pour qu’elle entre elle-même un certain nombre de données, idéalement dans la salle d’attente. Ensuite le médecin la revoit, fait la randomisation et lui remet son programme. Si le tirage au sort invite la femme au dépistage ciblé, il lui donne également un kit de prélèvement salivaire et lui explique comment s’en servir, en quelques mots. Il récupère le kit et un service viendra le chercher. Cela demande environ une heure aux femmes qui entre dans l’étude et, pour les médecins, 20 mn environ par patiente. Ils ont une petite rémunération : 30 euros par patiente incluse, 50 pour le dépistage ciblé. Une deuxième visite est prévue pour les femmes du groupe dépistage ciblé, afin que le médecin leur explique leur niveau de risque et leur remette leur programme de dépistage pour les 4 années à venir.

 

L’annonce d’un risque élevé ne risque-telle pas de générer une grande angoisse ?
Dans l’étude préparatoire Riviera, menée auprès de 30 généralistes, gynécologues et radiologues, 97 % des femmes souhaitaient participer. 448 ont eu une évaluation du risque, sans génotypage. Globalement les données de satisfaction étaient bonnes, même quand on leur annonçait qu’elles étaient à haut risque. Cela n’apparaissait pas très stressant. Les médecins étaient également satisfaits, même si ça leur prenait un peu de temps.

 

Le critère de jugement principal de MyPeBS est la non infériorité du dépistage ciblé sur l’incidence des cancers de stade 2 ou plus.  Si ce critère est atteint, le dépistage ciblé se substituera-t-il au dépistage actuel ?

Non, on ne pourra probablement changer que s’il y a réellement une supériorité du dépistage ciblé. C’est le principal objectif secondaire. En théorie, on a toutes les chances de l’observer. Normalement, grâce à cette stratégie, on devrait diminuer de 25 à 30 % l’incidence des cancers de stade 2 et plus. Il y a d’autres critères de jugement secondaires, comme le retentissement psychologique, les faux positifs… C’est l’ensemble de ces critères qui dira comment faire dans le futur. Le programme est financé par l’UE, qui nous demande de faire à l’issue de cette étude une proposition. Les résultats sont attendus dans 6 à 7 ans.

 

Sources : 

Entretien avec le Dr Suzette Delaloge (Institut Gustave Roussy)

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