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Certains cancers plus fréquents dans les populations favorisées

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Une étude confirme qu’un niveau socio-économique bas est associé à une augmentation de certains cancers, mais, pour la première fois, elle montre aussi qu’un milieu défavorisé est lié à une réduction d’autres localisations cancéreuses telles que le mélanome, la prostate, ou encore l’ovaire et le sein.

 

Contrairement aux inégalités sociales de survie, l’influence de l’environnement social sur l’incidence des cancers varie selon les localisations. Et cette incidence peut, selon les cas, être croissante ou décroissante en fonction de la défavorisation. C’est ce que concluent les auteurs d’une étude qui vient d’être publiée, à l’occasion de la Journée mondiale du cancer (4 février 2017) dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH n°4, 7 février 2017). Ces chercheurs français (Caen, Grenoble, Toulouse) ont voulu qualifier et de quantifier l’influence de l’environnement socioéconomique sur l’incidence des cancers, et ce pour chacune des quinze tumeurs solides et des trois hémopathies malignes les plus fréquentes en France. En effet, il existe en France des inégalités sociales importantes concernant la mortalité prématurée. Et le cancer est l’une des pathologies qui contribuent le plus à ce gradient social.

Les auteurs de l’étude, la première de ce type, ont donc analysé les données des registres de cancers français membres du réseau Francim (Réseau français des registres des cancers). L’indice européen agrégé de défavorisation sociale (European Deprivation Index – EDI) a été utilisé pour évaluer l’environnement socioéconomique. Au total, l’analyse a porté sur 189 144 personnes (100 299 hommes et 78 845 femmes) ayant eu un cancer entre 2006 et 2009 et habitant dans l’un des 16 départements couverts par un registre en France.

 

Un impact dans les deux sens

Les résultats ont mis en évidence l’existence d’un gradient d’incidence statistiquement significatif croissant avec la défavorisation sociale pour plusieurs types de cancers. Ainsi, c’est le  cas pour ceux des...

Sources : 

Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 7 février 2017

 

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