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Rhumatologie-Reéducation par Pr Philippe Chanson le 09-06-2011Réagissez
Pour un même risque de fracture, les diabétiques ont un T-score supérieur à celui des non-diabétiques.
Schwartz AV et al. Association of BMD and FRAX Score With Risk of Fracture in Older Adults With Type 2 Diabetes. JAMA 2011 ;305 : 2184-92.
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Les diabétiques de type 2 ont un risque accru de fractures. Les outils habituels de prédiction de ce risque, qu’il s’agisse de la mesure de densité minérale osseuse (DMO) par DEXA ou du score FRAX, sont-ils aussi efficaces dans la population diabétique qu’ils le sont dans une population non diabétique ? Pour répondre à cette question, une équipe américaine s’est servie des données de 3 études observationnelles prospectives menées aux États-Unis (la Study of Osteoporotic Fractures, l’Osteoporotic Fractures in Men Study, et la Health, Aging, and Body Composition study) en s’intéressant aux 9449 femmes et aux 7436 hommes les plus âgés. C’est l’incidence des fractures rapportées par les sujets et confirmées par des radiographies qui a été analysée. Sur les 770 femmes diabétiques, 84 ont eu une fracture du col et 262 une fracture non vertébrale au cours du suivi qui a duré en moyenne 12 ans. Sur les 1199 hommes diabétiques, 32 ont eu une fracture du col et 133 une fracture non vertébrale au cours du suivi qui a duré en moyenne 7 ans et demi.
Le hazard ratio ajusté à l’âge pour une diminution d’une unité de T-score de la la DMO au niveau du col fémoral chez les femmes diabétiques était de 1,88 (IC 95% : 1.43-2.48) pour les fractures du col et de 1,52 (95% CI, 1,31-1,75) pour les fractures non vertébrales. Chez les hommes diabétiques, il était de 5.71 (IC 95% : 3,42-9,53) pour les fractures du col et de 2,17 (IC 95% 1,75-2,69) pour les fractures non vertébrales. Le score FRAX (un score qui intègre le T-score au niveau du col fémoral, l’âge, le sexe, l’IMC, les antécédents personnels et familiaux de fracture, le tabagisme, une corticothérapie récente, la présence d’une polyarthrite rhumatoïde et plus de 3 boissons alcoolisées par jour) était aussi associé au risque de fracture chez les diabétiques (hazard ratio pour une augmentation d’un point sur le score FRAX = 1,05 [IC 95% = 1,03-1,07] chez les femmes diabétiques et 1,16 [ IC 95% = 1,07-1,27] chez les hommes diabétiques). Toutefois, pour un T-score, un âge et un score FRAX donnés, les diabétiques avaient un risque supérieur de fractures en comparaison des non-diabétiques. Pour un même risque de fracture, les diabétiques ont un T-score supérieur à celui des non-diabétiques. Pour les fractures du col, les différences moyennes estimées sont de 0,59 chez les femmes et de 0,38 chez les hommes.
En conclusion, chez les sujets âgés diabétiques de type 2, la mesure de la DMO et du score FRAX est bien associée, comme chez le non-diabétiques au risque de fracture. Cependant, à T-score équivalent en comparaison des non-diabétiques et pour un T-score ou un score FRAX donnés, le risque de fracture est supérieur chez les diabétiques.








